Vos questions

Le jour du baptême les parents s’engagent devant toute l’assemblée et devant Dieu à donner une éducation chrétienne à leur enfant.

Combien ça coûte ?
Pour un baptême la paroisse dépense: le chauffage, l’éclairage, les frais d’entretien, le déplacement du célébrant, le prix du livret qui vous été remis et du matériel de préparation, l’entretient des moyens de diffusion (lecteur USB, micros…). D’autre part la communauté paroissiale ne vit pas qu’une heure dans l’année (durée approximative de la célébration du baptême). Aussi il vous est demandé de participer à la vie de la communauté en participant par le biais de l’offrande libre de l’assemblée (la quête le jour du baptême). Les parents sont invités à participer en déposant l’enveloppe qui leur a été remise lors de leur inscription. A titre indicatif 50 €.
Toutefois ce ne doit pas être un frein à ce baptême. Parlez-en au célébrant ça restera entre vous et lui.

Combien de familles serons-nous ?
Le baptême c’est l’entrée dans la communauté des Chrétien, c’est donc tout sauf un acte individuel.
C’est l’occasion de rencontrer d’autres jeunes couples du coin.
Afin de maintenir le recueillement il y aura au maximum trois baptêmes lors de la même célébration.

Dans quelle église ?
Un calendrier des baptêmes a été établi, soit vous tenez à une église et on vous donnera les dates possibles, soit vous tenez à une date (si une célébration est prévue ce jour là) et le lieu vous sera précisé. Si vous souhaitez faire baptiser votre enfant en dehors de votre paroisse (celle où vous vivez) il vous faudra l’autorisation de votre curé.

Musique, photos…
La musique: Vous pouvez faire appel à une chorale, un Gospel, un soliste, des CD ou clefs USB (sous réserve que le matériel de l’église s’y prête). Il vous faudra prévoir un certain nombre de chants ou musiques. Certains devront être chrétiens (de préférence d’ailleurs) d’autres non. Ecoutez bien les paroles des chansons actuelles avant de faire un choix (surtout si elles sont en langue étrangère) !
Les fleurs: Ca peut habiller la fête !
Les photos, caméscopes: Pour préserver le sérieux et le recueillement de la célébration il vous faudra désigner quelqu’un qui sera seul habilité à prendre des photographies pendant toute la célébration. Idem pour le caméscope avec des déplacements

Notre enfant a plus de 18 mois
Et comme vous l’avez constaté, c’est l’âge du NON ! Votre enfant a appris à le dire et sait s’en servir… Et évidement s’il s’en sert au moment où on va lui verser l’eau sur la tête alors qu’il sera dans vos bras, il ne pourra pas être baptisé contre sa volonté. Soit il est bien disposé à être baptisé, soit attendez deux ans encore, il n’y a plus d’urgence.
Il a 4 ans et plus, vous constatez que vous n’avez plus avec lui les mêmes activités, les mêmes paroles.
On ne peut préparer son baptême comme s’il était un bébé. La préparation est donc un peu différente.
Voyez avec la personne qui vous accueillera à la permanence.

Nous n’habitons pas la paroisse
Si vos parents, grands-parents habitent sur notre paroisse il est possible de célébrer le baptême de votre enfant chez nous. Sachez que vous aurez à venir quatre fois nous rencontrer :
– Pour l’inscription
– Pour la rencontre avec les autres couples
– Pour la préparation avec le célébrant
– Le jour de la célébration
Ces dates étant prévues au calendrier, il ne s’agit pas de prendre rendez-vous en fonction de votre agenda.

Nous ne sommes pas baptisés
Le baptême est un don de Dieu qui nous dépasse. Contrairement à ce que l’on entend souvent dire par les parents, ils ne “baptisent pas leur enfant”, c’est Dieu qui le baptise par le biais de ses ministres (le prêtre ou le diacre). Que les parents ne soient pas baptisés n’empêche le baptême de leur enfant.

Nous ne sommes pas mariés
Le baptême est un don de Dieu qui nous dépasse. Contrairement à ce que l’on entend souvent dire par les parents ils ne “baptisent pas leur enfant”, c’est Dieu qui le baptise par le biais de ses ministres (le prêtre ou le diacre). Il est plus logique que vous vous soyez engagés l’un envers l’autre avant de vous engager pour votre enfant mais chaque situation est particulière.
Le fait que vous ne soyez pas mariés n’est donc pas un obstacle.

Nous sommes séparés, divorcés
Toutes les personnes exerçant l’autorité parentale doivent donner leur accord au baptême d’un mineur (Loi de la République française).
Si l’un de ceux-ci (généralement le père ou la mère) est absent le jour du baptême il doit en donner l’autorisation par écrit.
Techniquement il vous faudra faire une photocopie de la carte d’identité de la personne absente et son autorisation signée.

Peut-on donner n’importe quel prénom ?
Logiquement par le baptême l’enfant devient membre de la communauté chrétienne. Cette communauté se réfère à des saints qui lui sont donnés en exemple. Il y en a en quantité. Toutefois nous vous faisons confiance pour lui donner un prénom que vous aimez (et peut-être deviendra-t’il le premier saint à porter ce prénom ?).
L’origine des prénoms : http://www.meilleursprenoms.com , les saints https://nominis.cef.fr

Quand s’inscrire ?
Hier… Non, sans rire, sachez que vous êtes nombreux à demander à faire baptiser un enfant et que le nombre de prêtres se réduit d’année en année. Il faut donc réaliser que trouver une date et un horaire de célébration est plus compliqué que de trouver une salle pour le repas. Il y aura une rencontre avec l’équipe et une avec le célébrant puis la confection de la célébration ce qui prend un certain temps. Pensez-y trois mois à l’avance au moins.
Les demandes sont très nombreuses de mai à juillet.
Inscrivez-vous auprès des permanences.

Quelle préparation ?
La procédure peut être différente suivant les paroisses. Chez nous vous prenez contact lors d’une permanence à Pérenchies. Deux rencontres sont programmées. La première est une explication du sens du baptême et un partage avec des couples animateurs et la seconde une mise au point de la célébration avec le célébrant. Comptez deux fois une heure. [Note de mars 2020 : Ce mode de préparation sera modifié en 2021]

Quels documents sont nécessaires ?
Il vous faudra un extrait d’acte de naissance de votre enfant à fournir le jour de l’inscription. Si vous avez un livret de famille catholique pensez à le déposer au secrétariat lors de votre inscription, il vous sera rendu le jour du baptême. La carte d’identité des personnes exerçant l’autorité parentale (en général les parents).
Vous aurez à remplir et signer une fiche de renseignements, demandez aux parrain-marraine s’ils sont baptisés, ont faire leur 1ère communion et sont confirmés.

Qui peut être parrain/marraine ?
Un parrain OU une marraine est nécessaire. Traditionnellement on prend les deux. Ils seront chargés de veiller à ce que l’enfant soit élevé dans la foi catholique. Or on ne peut faire de conduite accompagnée que si on a son permis (sinon on fini à deux dans le décor…). Il faut donc que le parrain OU la marraine sache un minimum ce qu’est la foi catholique. Il faut donc qu’il soit baptisé et ait fait sa 1ère communion et si possible sa confirmation. Le parrain OU la marraine doit aussi avoir plus de 16 ans.

Une personne handicapée peut être parrain ou marraine à condition qu’elle ait les aptitudes à remplir cette fonction.

Si le “parrain” OU la “marraine” sont d’une autre religion ou non baptisé il sera compté comme “témoin” puisqu’il n’y a pas de démarche de foi commune. L’autre devra obligatoirement être catholique.

Qui va baptiser ?
Pour célébrer un baptême il faut un ministre de l’Eglise: un prêtre ou un diacre. Généralement il s’agit du curé ou d’une personne qu’il délègue.
C’est l’équipe locale qui vous prépare au baptême, et le célébrant vous rencontre pour la mise au point finale.

Peut-on se faire re- ou dé-baptiser ?
Il ne suffit pas d’être baptisé pour être Chrétien et donc avoir une vie chrétienne, c’est un choix de chaque jour.
Le baptême est un don (cadeau) de Dieu, une fois reçu il ne se redemande pas. On ne peut donc pas être rebaptisé (sauf en cas de doute sur le baptême reçu pour des enfants adoptés par exemple).

Ce cadeau du baptême soit vous vous en servez, soit vous ne vous en servez pas mais il vous a été fait, on ne peut pas changer son passé mais on peut vivre différemment son présent.
Par contre vous pouvez demander par simple courrier adressé à l’archevêché de Lille (en prouvant votre identité) à ce que plus aucun certificat de votre baptême ne soit délivré à l’avenir. Une mention sera ajoutée dans les registres.

Législation française :
Dans un arrêt du 19 novembre 2014, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi d’un homme qui s’était vu refuser l’effacement de la mention de son baptême sur le registre paroissial par la cour d’appel de Caen. Cette personne qui avait renié son baptême, manifestant ainsi sa volonté de ne plus appartenir à l’église catholique, avait invoqué l’article 8 de la loi Informatique et libertés, celle-ci s’appliquant aussi aux traitements manuels. Ce texte interdit de traiter des données à caractère personnel faisant apparaître directement ou non les opinions religieuses. La Cour de cassation n’a pas suivi son raisonnement. Au contraire, elle a approuvé celui de la cour d’appel qui a estimé que, malgré le reniement de la personne, le baptême constitue un fait dont la réalité historique ne peut être contestée.

Cet homme avait obtenu que la mention du reniement de son baptême soit inscrite au regard de son nom figurant sur le registre. Ce libre-penseur avait, par la suite, demandé au diocèse le retrait pur et simple de son nom, ce qui lui été avait refusé. Il avait obtenu gain de cause du tribunal de Coutances qui avait condamné le diocèse à rayer le nom de cet homme. Mais le jugement a été infirmé par la cour d’appel de Caen. Selon elle, il n’y avait pas d’atteinte à sa vie privée, dans la mesure où la consultation de ce registre n’est ouverte qu’à l’intéressé et aux ministres du culte, tenus au secret. Quant à la violation de l’article 8 de la loi du 6 janvier 1978, du fait de son refus de figurer dans ce registre, la cour d’appel avait relevé que ses parents avaient donné leur consentement à cet événement et à son inscription sur ce document. C’est à juste titre, selon la cour suprême, que la cour d’appel a refusé d’ordonner l’effacement de cette donnée, représentant un fait avéré.
Source : http://www.legalis.net